Abstract
L’observance thérapeutique fait partie des conduites qui permettent aux sujets de préserver leur santé. Ses modalités d’appréciation sont multiples et n’offrent pas de résultats concordants. Dans le cadre de l’asthme sévère, nous avons comparé deux méthodes d’appréciation, à deux reprises sur un an. L’une est objective et technique, car elle vérifie, à l’insu du sujet, s’il respecte une consigne de mesure de souffle à l’aide d’un débitmètre de pointe électronique. La seconde, plus subjective, porte sur l’ensemble du traitement et des recommandations médicales et s’appuie sur les entretiens standardisés d’un médecin. Les sujets qui se présentent comme plus « internes » au questionnaire de Rotter (1966), apparaissent plus observants de la consigne de mesure de souffle. Ils sont également plus âgés. Ce comportement apparaît comme stable en début et en fin de recherche. Par contre, l’appréciation donnée par le médecin n’est pas liée significativement aux mesures indiquées précédemment. Elle est variable et devrait faire l’objet d’une recherche sur les processus socio-cognitifs en cause.