Résumé
La relance de l’oléiculture dans Hérault après le gel de 1956 est prise en charge par une coopérative créée en 1920. Elle a joué un rôle moteur dans la réactivation des savoirs. Ces derniers, portés par différents acteurs, ont permis de relancer la production mais aussi de faire émerger une nouvelle conception collective de la ressource et de son milieu désormais compris comme un terroir. Dans ce processus, la mobilisation des savoirs va de pair avec de nouvelles collaborations engagées avec des scientifiques pour bénéficier des avancées de la recherche. La diffusion de ces savoirs hybrides est aussi organisée par la coopérative avec la collaboration des techniciens de l’Association Française Interprofessionnelle de l’Olive (AFIDOL). Ces collaborations aboutissent aujourd’hui à envisager une demande d’AOC, en privilégiant une variété très présente dans le département pour l’olive de table : la Lucques. Le devenir de cette orientation est encore fragile et on peut se demander si en construisant une AOC avec une seule variété de référence, il n’y a pas un risque de réduire la diversité variétale de ce terroir.