Résumé
S’interroger sur l’emploi du droit romain au XIX e siècle équivaut à s’interroger sur les modalités d’un vaste « réemploi » : mise en œuvre, dans une construction, de matériaux provenant d’une construction antérieure. Il s’agit donc certes de marquer à la craie ce qui a été exploité du ius par les architectes modernes (processus de réception du droit romain) mais aussi, plus important, d’éprouver ce qui a été laissé de côté. Au cœur de ce retranchement, le juriste (re)trouve paradoxalement une voie d’accès aux fondements de sa propre pensée.