Résumé
Les littoraux sénégalais sont convoités. Historiquement occupés par des sociétés d'agriculteurs et de pêcheurs, ils connaissent une attractivité croissante pour l'habitat, l'investissement et les loisirs. 70,2% des localités de plus de 100 000 hectares sont concentrées dans les départements ayant une façade littorale, dont le taux d'urbanisation atteint 61,6 % (ANSD, 2024). Cette ruée sur les terres suscite une pression accrue sur le foncier du littoral et favorise des pratiques à l'écart des règles établies en matière de gouvernance foncière au Sénégal.