Résumé
Si on assiste à une revalorisation de l’éloquence, dont témoignent la vogue des concours d’éloquence, le succès d’un film comme À voix haute et la réévaluation de l’oral et des arts de la parole dans le parcours des élèves du collège au lycée (expérimentation d’un enseignement d’« éloquence » en troisième, « grand oral » au baccalauréat), les objectifs assignés à son enseignement, à l’école et à l’université, apparaissent encore très hétérogènes. Considérant l’éloquence comme un enjeu éducatif et politique fondamental, en relation étroite avec des pratiques sociales en mutation, les textes réunis ici interrogent les cadres théoriques qui doivent permettre de fonder une didactique de la parole orale, ainsi que des expériences d’enseignement de l’éloquence et leurs enjeux.