Abstract
Les infections nosocomiales liées aux implants constituent un grave problème de santé publique. En effet, la colonisation de la surface de l'implant par des bactéries contaminantes peut conduire à la formation de biofilms protégeant les bactéries des défenses immunitaires et des antibiotiques. Afin de diminuer le risque d'infection, une des solutions est de modifier la surface du biomatériau par un revêtement inhibant l'adhésion bactérienne (revêtement « passif ») ou capable de tuer les bactéries (revêtement « actif »). Cet article a pour but de décrire le potentiel des monocouches autoassemblées comme revêtements antibactériens permettant de contrôler les propriétés de surface de substrats inorganiques à l'échelle moléculaire. Après une description des différents composés permettant d'obtenir des monocouches autoassemblées, nous présentons la littérature traitant les monocouches antibactériennes et les dernières avancées concernant l'utilisation de monocouches phosphonates « actives », qui permettent d'inhiber très significativement la croissance du biofilm bactérien.