Résumé
Les primes d'agglomération sont des paiements conditionnels à la contiguïté des zones de conservation des propriétaires fonciers. Nous étudions si la différenciation des primes entre les limites internes (à l'intérieur de l'exploitation) et externes (entre les exploitations) peut améliorer la conservation de la biodiversité. À l'aide d'un modèle écologique et économique et de la théorie des jeux, nos simulations sur des paysages réalistes composés de plusieurs propriétés foncières multiparcellaires révèlent qu'une telle différenciation est essentielle pour déterminer la rentabilité des AB. Les AB indifférenciés (où les primes internes sont égales aux primes externes) sont les systèmes les plus rentables lorsque les budgets des régulateurs sont faibles. Cependant, lorsque les budgets augmentent, le rapport coût-efficacité de l'AB s'améliore en donnant de plus en plus la priorité aux primes internes par rapport aux primes externes, jusqu'à un seuil budgétaire au-delà duquel seules les primes internes subsistent. La complexité de la compensation entre parcelles appartenant à différents propriétaires fonciers explique en grande partie ces tendances. Compte tenu de cette complexité, les régimes les plus rentables se caractérisent par une coopération faible ou inexistante entre les propriétaires fonciers.