Résumé
Caractériser les paramètres associés à l’inertie après une sieste chez des patients avec une plainte de somnolence.
Au total, 177 patients (97 femmes, âge 32 ans [7–75]) avec une plainte de somnolence, ont été enregistrés par polysomnographie suivie de tests itératifs de latence d’endormissement (TILE). L’inertie au réveil a été évaluée objectivement via le Psychomotor Vigilance Task (PVT). Les oublis au PVT, définis par un temps de réaction>500ms, ont été comparés avant et après la sieste de 11h (Δ% d’oublis), en fonction de la présence de sommeil au TILE (n=154/177), de la durée du sommeil (médiane 16min [1–20]), de la présence de sommeil paradoxal (SP, n=42) et de sommeil lent profond (SLP, n=9).
Vingt et un patients ont un diagnostic d’HI, 54 de narcolepsie (NT) et 102 sans diagnostic d’hypersomnolence d’origine centrale. Quatre-vingt-dix pour cent des HI ont dormi à la sieste de 11h, 74 % plus de 16min, 6 % en SP, 6 % en SLP avec un Δ d’oublis de 1 %. Quatre-vingt-seize pour cent des NT ont dormi, 75 % plus de 16min, 62 % en SP, 8 % en SLP avec un Δ d’oublis de 9 %. Chez les autres patients, 82 % ont dormi dont 79 % plus de 16min, 1 % en SP, 6 % en SLP avec un Δ d’oublis de 5 %. La présence de SP est associée à une augmentation des oublis (Δ9 % vs 4 %) alors que le SLP semble être associé à leur diminution (Δ1 % vs 6 %).
Les patients n’ayant pas dormi ont plus d’oublis (Δ10 %) que ceux qui ont dormi moins de 10min (Δ3 %) ou plus de 10min (Δ6 %). La présence ou non de SP, de SLP, ou encore le temps de sommeil à la sieste, sont autant de paramètres qui semblent impacter la vigilance au réveil chez les patients avec une plainte de somnolence.