Résumé
Les zones humides sont des écosystèmes très riches, vu la biodiversité importante qu’elles hébergent. Elles
sont aussi considérées comme des écosystèmes très vulnérables, car particulièrement affectés par les fortes
pressions climatiques et démographiques actuelles. Dans notre étude, nous avons cherché à évaluer dans
quelle mesure l’application de différentes conditions hydriques peut affecter les fonctions microbiennes de
respiration et de dénitrification (responsables respectivement d’émission de CO2 et de N2O) dans deux lots
de sédiment provenant d’un même étang de Camargue qui se trouve au sud-est de la France, l’un prélevé
dans une zone qui connaît des alternances inondation /exondation (A) et l’autre dans une zone qui est toute
l’année sous eau (B). Ces deux lots de sédiment ont été soumis à trois traitements différents : maintenus
saturés en eau durant toute la durée de l’expérience (2 mois), soumis à une dessiccation progressive puis
laissés secs jusqu’à la fin de l’expérience, ou encore soumis à une alternance dessiccation – réhumectation –
dessiccation. Les potentiels de dénitrification et de respiration ont été affectés par les conditions hydriques
appliquées lors de l’expérience mais les sédiments A et B ont répondu différemment, suggérant que l’histoire
du sédiment conditionne sa résistance à un stress tel que l’assèchement.