Résumé
Imager les artères coronaires en IRM demeure un challenge diagnostique accessible, mais de nombreux écueils doivent encore être résolus avant de faire admettre la technique dans une perspective clinique.
En IRM des artères coronaires, il est nécessaire de s’affranchir des mouvements cardiaques et respiratoires tout en ayant une résolution spatiale infra millimétrique et ceci dans un environnement où il existe un faible contraste entre les différentes structures. Actuellement, pour relever ce défi, les constructeurs s’orientent vers des techniques de volumes 3 D avec un voxel isotropique acquis en gating prospectif avec écho navigateur respiratoire. Ces acquisitions tentent de rejoindre la qualité des avancées techniques de la TDM, mais les performances sont encore en retrait. Ce qui en limite les indications cliniques. Cependant, dans le domaine de la cardiopédiatrie, l’IRM des coronaires a sans doute sa place dans le cadre du suivi de la maladie de Kawasaki, ou pour dépister des anomalies de naissance des coronaires. L’IRM des coronaires pourrait également être utile dans certaines pathologies comme les fistules où les coronaires sont hypertrophiées, la confirmation des sténoses du tronc commun, de même que la détection d’anomalies coronaires proximales notamment dans la prise en charge des cardiomyopathies dilatées.
L’IRM a une place grandissante dans l’expertise du myocarde, elle renforcera sa position dès que les évolutions techniques prochaines l’amèneront à jouer un rôle dans le domaine de l’expertise des artères coronaires.