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Host genetic background influences the severity of disease in Schistosoma haematobium infections
Article de revue scientifique   Avec comité de lecture

Host genetic background influences the severity of disease in Schistosoma haematobium infections

Boris Sègnito A.E. Savassi, Samoussou-Dine K Mahaman, Djèlili Biaou, Nélia Luviano Aparicio, Moudachirou Ibikounlé, Eve Toulza, David Courtin, Geoffroy Hounkanrin, Achille Massougbodji et Jérôme Boissier
Parasite, Vol.33
23/03/2026

Résumé

Genetic factors Morbidity TNF-α promoter Ultrasound Benin Urogenital schistosomiasis Promoteur du TNF-α Ultrason Bénin Facteurs génétiques Morbidité Schisostomiase urogénitale
Les facteurs génétiques de l’hôte influencent la gravité des maladies infectieuses, notamment la schistosomiase, qui représentent un problème majeur de santé publique en Afrique. Si le rôle du patrimoine génétique de l’hôte dans l’infection à Schistosoma mansoni est bien établi, ce lien reste peu exploré pour les infections à S. haematobium (Sh). Cette étude vise donc à examiner la relation entre le patrimoine génétique et la morbidité associée à la schistosomiase urogénitale par une approche de gènes candidats. Nous avons analysé des échantillons d’urine de 334 hommes béninois, en mesurant la protéine cationique éosinophile urinaire (ECP) par ELISA comme marqueur de l’inflammation vésicale. Une échographie abdominopelvienne a été réalisée chez un sous-groupe de 146 participants (69 Sh-positifs et 77 Sh-négatifs) afin d’évaluer les comorbidités associées à l’infection à Schistosoma . Des échantillons sanguins ont été analysés pour déterminer les taux de TNF-α par ELISA et les polymorphismes du promoteur du TNF-α par séquençage afin d’évaluer les associations entre la variation génétique et la morbidité. Les résultats ont montré que 25,4% des sujets Sh + présentaient des taux moyens de TNF-α (U = 5888; p = 0,0098) et d’ECP (U = 912,5; p < 0,0001) significativement plus élevés que les sujets Sh−. Des corrélations positives ont été observées entre le nombre d’œufs et les taux d’ECP (Tau = 0,4016; p < 0,0001) ainsi que de TNF-α (Tau = 0,2238; p = 0,014). La morbidité comprenait principalement des irrégularités vésicales (6 %), un épaississement de la paroi vésicale (29 %) et une dilatation rénale (6 %). L’allèle mutant G du marqueur rs3093660 était significativement associé à la morbidité (χ 2 = 4,47; p = 0,034; OR = 5,09 [IC à 95 % : 1,04–24,9]). Nos résultats suggèrent pour la première fois que les porteurs de l’allèle mutant G du marqueur rs3093660 présentent un risque cinq fois plus élevé de développer une schistosomiase urogénitale sévère.

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