Abstract
Agronome de formation, Jacques Lepart a fait toute sa carrière au CEFE de Montpellier. A côté de recherches sur les systèmes de reproduction des plantes, notamment l’androdioécie, ses principaux centres d’intérêt le situaient à l’interface des sciences de la vie et des sciences de l’homme et de la société, avec un intérêt particulier et une expertise remarquée sur la dynamique des paysages et des écosystèmes en lien avec les activités humaines. Très cultivé, Jacques avait une connaissance approfondie de l’histoire de l’écologie dans ses aspects fondamentaux et appliqués. Il s’est intéressé à l’histoire du CEPE (Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques) avant que ce laboratoire se transforme en CEFE, la dimension « phytosociologique » devenant « fonctionnelle ». Je me souviens être allé avec lui chez Pierre Quézel pour lui demander de nous raconter l’histoire de la phytosociologie. A côté de l’excellent repas qu’il nous offrit (Quézel était remarquable cuisinier), il nous passionna par les récits qu’il nous fit du CEPE et de ses premiers acteurs. Très sensible à l’intérêt général, Jacques Lepart fut actif dans plusieurs conseils scientifiques, d’abord celui de notre laboratoire, mais aussi dans plusieurs institutions régionales et nationales dont le Conservatoire d’espaces naturels du Languedoc-Roussillon dont il fut longtemps président. S’il ne fut pas un acteur direct de notre Association, il eut de nombreux contacts et échanges qui nous permirent de bénéficier de sa culture générale et de son expertise en matière de forêt méditerranéenne.