Résumé
Les effets de l’espèce et des conditions écologiques sur le contenu du duramen externe de dix ellagitanins (vescaline, castaline, roburines A à E, grandinine, vescalagine, castalagine) et de l’acide ellagique ont été étudiés dans un peuplement équien (100 ans) de chêne d’une surface de 5 ha située dans l’ouest de la France (forêt domaniale de La Petite Charnie, Sarthe). L’échantillon total se composait de 286 arbres (118 chênes sessiles, 158 chênes pédonculés et 10 chênes intermédiaires) répartis en mélange dans trois zones écologiques du peuplement (plateau, pente et fond de vallon). Le facteur principal qui influence la teneur en ellagitanin est l’espèce botanique, alors que le facteur « zone » est négligeable dans les conditions expérimentales considérées. Le bois de chêne pédonculé est plus riche en ellagitanins que celui du chêne sessile (48,4 mg/g pour le chêne pédonculé ; 34,4 mg/g pour le chêne sessile), mais une distinction claire entre les deux espèces ne peut être établie. Une corrélation entre la teneur en ellagitanin et la largeur de cerne est observée pour le chêne pédonculé à la différence du cas du chêne sessile. Le rapport vescalagine/castalagine est plus élevé pour le chêne pédonculé que pour le chêne sessile (0,69 et 0,53). La structuration spatiale est faible