Résumé
Large differences in reproductive traits were observed between populations of
Oreochromis niloticus sampled in 9 manmade lakes of Ivory Coast. In order to assess whether these variations in reproductive characteristics resulted from short term adaptation or from a longer evolutionary process, living specimens were caught in the two most differentiated populations in term of life history traits, and placed in a common environment in culture conditions. Genetic analysis of fish from these two populations were performed using four microsatellite markers and revealed that both descended originally from the same strain (Bouaké station) which was constituted from broodfish initially caught in the Nile and Volta basins. Fish from the two populations were subjected to a common environment (pond and aquariums) for five months. Then, their reproductive characteristics were analysed and no significant differences were found in fecundity, egg size and spawning frequency. These results indicate that reproductive differences between the two populations, originally observed in the two reservoirs, mostly reflect the phenotypic plasticity of the species in facing different environmental conditions.
La comparaison des caractéristiques de reproduction desfemelles
Oreochromis niloticus dans neuf petits barrages de Côte-d'Ivoire a révélé d'importantes différences entre les populations. Ces différences pouvaient être dues à une adaptation rapide des poissons à leur environnement ou à un processus évolutif plus long. Afin de le vérifier, des poissons de deux des populations présentant les paramètres de reproduction les plus différents ont été capturés vivants et placés dans un environnement commun en situation d'élevage. L'analyse génétique des poissons des deux populations, réalisée en utilisant quatre marqueurs microsatellites, a révélé qu'ils étaient issus d'une même souche ( souche Bouaké ≫), constituée à partir de géniteurs provenant des bassins du Nil et de la Volta. Après avoir partagé un environnement commun (étang ou aquarium) pendant 5 mois, la fécondité, le poids ovocytaire moyen et la fréquence de ponte des femelles des deux populations, qui étaient significativement différents dans leurs milieux respectifs, ne différaient plus. Ces résultats indiquent que les différences de reproduction observées en milieu naturel entre les deux populations sont principalement le fait de la plasticité phénotypique de l'espèce face à des conditions environnementales différentes.