Abstract
Cet article précise les intérêts et les limites de la perspective dynamique initiée par Nowak et Vallacher en 1998 dans le domaine de la psychologie sociale. Cette perspective a fourni des avancées majeures en économie, en biologie et dans le contrôle moteur. Les modèles théoriques, les méthodes, les instruments de recueil de données et les techniques d’analyse sont désormais au point afin d’une part de fournir une vérification des hypothèses de fonctionnement psychologique laissées en suspens par les travaux nomothétiques classiques et d’autre part d’identifier l’influence des événements de vie quotidiens sur le vécu psychologique. Une illustration sera donnée avec l’estime de soi. Cette nouvelle voie scientifique exige d’autant plus de rigueur pour ne pas être perçue comme un effet de mode ou hermétique à toute critique. Les pièges épistémologiques tels que l’analogie, les bonds conceptuels, les leurres technologiques ou l’exploitation de méthodes inappropriées sont légions. Les chercheurs en STAPS qui s’illustrent aux confins des interactions entre comportements moteurs, émotions et pensées en situation écologique possèdent une longueur d’avance pour explorer ce nouveau champ. Ils utilisent en effet des concepts comme l’estime de soi, l’efficacité perçue, la motivation et l’anxiété qui se prêtent formidablement à cette aventure scientifique. Reste à eux de ne pas tomber dans les pièges que cet article tente de souligner.