Abstract
Les cartes participatives contribuent à une autre manière de concevoir l’objet cartographique. Elles interrogent non seulement la participation de chacun à une démarche de territoire, mais questionnent également la prise de compétencesciviques et politiques. Ces cartes participatives, si elles s’appuient sur les moyens numériques, questionnent également un rapport au temps, un rapport à l’autre et posent un regard particulier sur la relation à la temporalité. Entre reconfigurationdes temps et des espaces, ces cartes posent non seulement un autre regard sur la question participative mais contribuent également à redessiner une manière de vivre ensemble, de construire ensemble, voire de faire la ville. Elles invitent lepolitique à repenser la politique et positionnent le citoyen dans un autre mode de faire. Pour autant, quel sens caché peuvent jouer ces cartes ? Peut-on y voir l’émergence d’un nouveau modèle ? Et si oui, sur quelle reconnaissance s’appuie-t-il ? Notre article se basera sur le développement de cartes participatives réalisées dans le cadre d’une recherche-action portée par Interphaz et le CNRS de Lille. Notre recherche porte sur les conditions d’une construction de capacités d’agir ainsi que de compétences civiques qui leur sont liées.