Résumé
Des mesures de croissance et d'échanges gazeux ont été menées sur des plantules de chêne-liège (Quercus suber L) de 3 et 4 mois qui ont grandi avec une concentration en dioxyde de carbone de 350 μmol mol-1 ou de 700 μmol mol-1. Dans des conditions non limitantes en eau, la photosynthèse (15 μmol m-2 s-1) et la conductance stomatique (440 mmol m-2 s-1) maximales journalières, mesurées avec la concentration de CO2 de croissance, n'étaient pas différentes entre les deux traitements. En conditions de stress hydrique modéré, la photosynthèse nette était deux fois plus élevée en CO2 double, alors que les conductances stomatiques sont restées égales entre les deux traitements. La biomasse des jeunes chênes-lièges était plus élevée quand ils ont poussé à 700 μmol mol-1, le gain étant de 76 et 97 % à trois et quatre mois respectivement. La biomasse des tiges, des racines, la longueur de la tige principale et la surface foliaire totale ont été augmentées en CO2 double. Les ramifications des tiges et racines étaient plus nombreuses en CO 2 élevé mais aucune variation du rapport racine/tige n'a été observée.