Abstract
BackgroundLa ténotomie endoscopique du piriforme (TEP) fait partie de l’arsenal thérapeutique du syndrome du piriforme. Décrite comme une section musculaire en regard du nerf sciatique elle nécessite une approche de l’espace sous-glutéal, riche en éléments vasculo-nerveux. Cette étude avait pour objectifs : d’évaluer la libération du piriforme par une ténotomie endoscopique proche du grand trochanter ; de dépister les lésions iatrogènes et ; d’en préciser les marges de sécurité.HypothèseLa TEP au grand trochanter permet une libération complète du muscle avec un risque limité de lésions vasculo-nerveuses.Matériel et méthodeUne TEP a été réalisée en décubitus ventral, par deux voies d’abord sur 10 hanches cadavériques, conservées par une solution de chlorure de zinc. Une troisième voie d’abord accessoire a été nécessaire dans 7 cas. Une dissection secondaire par voie de Kocher-Langenbeck évaluait la ténotomie, dépistait les lésions iatrogènes et mesurait les distances entre siège de TEP, nerf sciatique et artère glutéale inférieure.RésultatsLa ténotomie a été complète dans 9 cas (90 %). Dans 2 cas (20 %) le tendon restait adhérent à la capsule et dans un cas le tendon présentait une désinsertion acquise. Le nerf sciatique et l’artère glutéale inférieure n’ont jamais été lésés et leurs distances moyennes avec le siège de ténotomie étaient respectivement de 5,21 centimètres (cm) + −0,59 (4,5–6,6) et de 7,1 cm + −0,89 (5,4–8,5).DiscussionLa ténotomie endoscopique du piriforme au niveau du grand trochanter sans neurolyse sciatique permet une libération compète du muscle avec des marges de sécurité satisfaisantes, aux dépens d’une courbe d’apprentissage rapide.Niveau de preuveIII, Étude prospective cadavérique – cas témoin.