Résumé
Dans cet article, nous portons notre attention sur l’un des éléments caractéristiques du premier théâtre profane et urbain représentable espagnol (1517-1559) : l’introito. Cette partie liminaire, située aux confins du texte, a généralement été étudiée au prisme de ses dimensions comiques et pragmatiques, en ce qu’elle sert, par-là, à imposer le silence de la salle. Notre approche vise à interroger comment ce discours et la relation qu’il tisse avec son spectateur se déploie selon un rapport singulier aux silences.