Résumé
Cet article propose une lecture critique des travaux qui, depuis quelques années en France, revendiquent un retour à l’analyse contextuelle des comportements électoraux, schéma explicatif présenté comme un moyen de renouveler l’analyse des votes. Nous proposons tout d’abord de revenir sur la définition de cette approche essentiellement anglo-saxonne et dont les modèles théoriques n’ont été que très peu interrogés par la science électorale française. Nous resituons dans un second temps le « retour français au contexte » dans ce cadre international et soulignons un paradoxe : ce mouvement n’a jusqu’ici pas été beaucoup plus favorable à l’importation de ces modèles théoriques.