Résumé
Il est maintenant clairement établi que les cellules gliales, en particulier la microglie et les astrocytes, deviennent réactifs dans les foyers épileptiques de nombreuses formes d’épilepsies humaines et expérimentales. L’expression de ces phénotypes réactifs conduit au dérèglement des fonctions physiologiques normalement remplies par ces cellules gliales et à l’acquisition de propriétés inflammatoires qui influencent l’activité et le devenir des cellules cérébrales, dont les neurones, la glie et les cellules des vaisseaux sanguins.
Ma présentation commencera par un exposé des principales caractéristiques permettant à la microglie et aux astrocytes de détecter et de réguler l’activité neuronale en conditions physiologiques. Je montrerai ensuite comment ces cellules se transforment au cours du temps dans un modèle murin de l’épilepsie du lobe temporal et comment ces changements peuvent influencer la progression de l’épilepsie. Enfin, je discuterai brièvement de la pertinence et des limites de ces observations faites sur des modèles animaux pour mieux comprendre la maladie chez l’Homme.