Résumé
L'objectif de cette revue est d'évaluer le positionnement optimal de la chirurgie de cytoréduction et des traitements médicaux périopératoires lors de la prise en charge initiale et lors de la rechute des carcinomes épithéliaux ovariens de stades avancés. Lors de la prise en charge initiale, une chirurgie première doit être proposée si l'absence de résidu tumoral est envisageable au prix d'une chirurgie raisonnable (gestes de résection à envisager et leurs complications mais également en fonction de l'état général de la patiente). Dans les recommandations actuelles, trois à quatre cycles de chimiothérapie néoadjuvante sont proposés avant une chirurgie d'intervalle aux patientes non éligibles à une chirurgie première. La réalisation d'une chirurgie d'intervalle tardive (par exemple après cinq à six cycles de chimiothérapie) ne constitue pas un standard thérapeutique et doit être proposée uniquement en cas de mauvaise réponse tumorale après trois à quatre cycles et lorsqu'une chirurgie complète semble faisable. Lors de la première récidive tumorale chez des patientes platino-sensibles, une chirurgie de cytoréduction première peut être envisagée si l'absence de résidu tumoral est envisageable. On peut s'appuyer sur des scores prédictifs (score AGO ; score i-model) permettant de sélectionner les patientes. En absence de données robustes, il ne peut être préconisé de réaliser une chirurgie de cytoréduction lors de la première récidive chez les patientes platino-résistantes ou bien en situation de récidive ultérieure. Néanmoins, l'obtention d'une chirurgie complète dans ces situations cliniques semble apporter un bénéfice en survie globale et sa réalisation doit reposer au cas par cas sur un avis d'équipes spécialisées.