Résumé
Lors des céphalées secondaires, la douleur de l’extrémité céphalique irradie souvent au niveau cervical, mais parfois la cervicalgie peut être au premier plan. L’orientation diagnostique se base sur l’algorithme utilisé dans les céphalées aiguës. Toute cervicalgie brutale, en l’absence d’étiologie rhumatologique ou post-traumatique évidente, doit faire évoquer une cause vasculaire notamment une dissection des troncs supra-aortiques (TSA), une occlusion carotidienne ou une hémorragie méningée. Une cervicalgie subaiguë devra faire évoquer des causes infectieuses, inflammatoire notamment l’artérite temporale et le syndrome Transient Perivascular Inflammation of the Carotid Artery (TIPIC), et des anomalies de la pression intracrânienne (hyper- ou hypotension intracrânienne). Le diagnostic repose sur des examens complémentaires d’imagerie cérébrale et cervicale (scanner avec angioscanner des TSA, IRM cérébrale et cervicale en séquence T1 FATSAT, ARM des TSA) et une biologie sanguine à la recherche d’un syndrome inflammatoire. Le traitement dépend de l’étiologie retrouvée.