Résumé
Entretien avec une militante du Planning Familial « Plus que des convictions, le besoin de me confronter concrètement aux choses. »
Ludivine, 32 ans, conseillère principale d’éducation (CPE) dans un collège de Poitiers, milite au Planning Familial depuis 2013. Lors des permanences qu’elle y assure, plusieurs fois par mois, elle reçoit des couples, des personnes isolées – généralement des femmes –, confrontés à toutes sortes de questions autour de la sexualité, de la violence conjugale ou de l’avortement. Tout en travaillant régulièrement les techniques d’animation au sein de sa fédération (une vingtaine de femmes âgées de 20 à 75 ans), elle affûte progressivement ses armes (politiques, théoriques) lors de formations thématiques (sur la prostitution par exemple) et intervient dans des écoles, à l’université ou dans des congrès. L’extrait d’entretien reproduit ici permet de saisir au moins deux dimensions des formes contemporaines possibles de ce que l’on appelle un engagement.