Résumé
Des décennies de théorie et de recherche sur le concept de bien-être humain ont généré une prolifération d'approches pour évaluer le bien-être et encourager les décideurs à intégrer la durabilité et l'amélioration de la qualité de vie dans leurs politiques publiques. Le bien-être humain est multidimensionnel; il est favorisé par l’interaction entre ses multiples dimensions qui constituent un système. Dans cet article, nous soulignons deux composantes cruciales du bien-être qui sont souvent exclues des politiques publiques en raison de leur relative difficulté à mesurer et à gérer: l'équité et les relations entre les humains et l’environnement. Nous utilisons des méthodes mixtes pour inventorier et résumer les progrès réalisés à ce jour dans le développement et l’application des cadres conceptuels du bien-être (y compris des cadres d’analyse et des méthodes) qui traitent de ces deux composantes. Les cadres d’analyse sur le bien-être qui ne tiennent pas compte de l'environnement ou des relations entre les humains et l’environnement, ne mesurent pas le bien-être dans toutes ses dimensions. L’adoption de l’équité dans les méthodes d’évaluation du bien-être, permet de caractériser plus holistiquement la notion de bien-être et ainsi de développer une approche de la durabilité plus éthique et équitable. Sur la base des résultats de notre recherche bibliographique, nous identifions plusieurs voies pour développer et opérationnaliser des cadres de travail favorisant l’intégration du bien-être dans les politiques publiques.