Résumé
À partir de 2013, la création d’un cycle 3 réunissant les enseignants des classes de CM1, CM2 et de 6e conduit à intensifier le travail collectif inter-degrés. Dans les réseaux d’éducation prioritaire, des dispositifs locaux sont mis en place pour soutenir la constitution de collectifs de travail du cycle 3 s’accordant sur des pratiques professionnelles communes en faveur de la réussite scolaire des élèves. À partir d’une enquête ethnographique réalisée dans un réseau d’éducation prioritaire et portant sur la mise en œuvre d’un dispositif de travail collectif, cet article donne à voir le processus par lequel les enseignants des écoles et du collège parviennent (ou pas) à élaborer ces accords. Dans la perspective des théories de l’activité, il met en évidence certaines conditions spécifiques à la formation de ce collectif enseignant dans le cadre d’un dispositif de travail collectif.