Résumé
Jean-Michel d’Hoop, metteur d’une scène de La Tempête (2010) et Le Songe d’une nuit d’été (2022) pour la compagnie Cie Point Zéro, évoque l’utilisation de la marionnette dans ces spectacles. La complexité philosophique de l’une, combinée aux difficultés de manipulation des marionnettes, a débouché sur une interprétation assez classique. L’autre a permis une approche plus audacieuse avec un décor d’inspiration japonaise et une distribution fluide. Les marionnettes, associées à des lectures queer et à l’esthétique drag, renouvellent les représentations de l’amour tout en remettant en question les structures patriarcales. L’entretien porte également sur la corporéité, le son, la ‘marionnettisation’ des artisans et souligne la dimension expérimentale de la marionnette.