Résumé
Les adaptations utérines aux évènements physiologiques et pathologiques de la vie génitale passent en particulier par une adaptation de sa vascularisation. L’innervation de la micro-vascularisation utérine est peu étudiée chez le sujet humain en dehors d’études macroscopiques chez le cadavre et sur des pièces d’hystérectomie [1]. Sa description a récemment été améliorée par les études immuno-histochimiques [2].
Des coupes ont été effectuées sur le contenu de bassins de fœtus et d’adultes féminins. La technique de dissection anatomique assistée par ordinateur a été utilisée. Les coupes ont été traitées par l’Hématoxyline-Eosine et le trichrome de Masson puis immunomarquées pour détecter les fibres nerveuses, et les caractériser selon leur type. Un immunomarquage des récepteurs stéroïdiens a aussi été utilisé. Les lames ont ensuite été numérisées et les images ont été reconstruites en trois dimensions et traitées par un logiciel d’animation.
Notre étude a permis d’identifier l’anatomie topographique et fonctionnelle de l’innervation utérine et de sa vascularisation et de cartographier la distribution des récepteurs stéroïdiens.
Cette étude a permis de développer un modèle anatomique de l’innervation utérine humaine. Cela constitue une base fiable pour l’étude du rôle de l’innervation dans les modifications physiologiques et pathologiques utérines. Une meilleure connaissance de la sensibilité aux stéroïdes pourra conduire à de nouvelles possibilités thérapeutiques.