Résumé
Cet article examine un dispositif participatif de recherche-action sous l’angledes émotions impliquées dans la transition écologique de la Camargue (Bouches-du-Rhône, France). Il questionne les éventuelles limites que ce type de dispositif imposeà la prise en compte des émotions dans les débats et la réflexion collective. Différentsprocessus micro-interactionnels et organisationnels sont pointés comme conduisant àun filtrage émotionnel avec pour conséquences de favoriser une conception techniqueet téléologique de la transition écologique, de limiter la critique sociale et d’inciter unenormalisation des émotions citoyennes et de leurs modalités d’expression.