Abstract
Cette thèse, débutée en novembre 2006, a reçu quatre années de financement. Pourtant et pour répondre aux exigences ministérielles, la soutenance a dû être planifiée un an avant le terme de l’allocation de recherche. Après la restitution du présent manuscrit, il nous restera donc une année supplémentaire afin d’exploiter et valoriser les nombreuses données acquises et dont une grande partie n’a pu être intégrée à ce manuscrit. Cette année supplémentaire est une chance exceptionnelle et nous l’exploiterons au mieux pour compléter ce travail et publier l’ensemble de nos résultats mais hélas elle ne sera pas donnée à tous les étudiants en écologie et en évolution. En France, et au contraire de la majorité des pays anglo-saxons, toutes les thèses effectuées en biologie doivent dorénavant s’effectuer en trois ans. Ce temps réduit ne laisse plus de place à l’erreur constructive, ne permet plus un apprentissage de qualité, construit sur l’approfondissement des premiers résultats. Elle favorise la confection par les équipes de recherche de sujet de thèse « Assurancetourix » où l’étudiant n’est qu’un exécutant d’un plan et d’une démarche pré-établie pour minimiser le risque d’échec. Dans ce contexte, les thèses dans le domaine de l’écologie tropicale, déjà de plus en plus rares, sont amenées à disparaître. En effet, la recherche sur la biodiversité nécessite du temps pour les missions de terrain nécessaires à la construction d’un échantillonnage de qualité. La thèse présentée ici a nécessité six mois de missions d’échantillonnage intensif réalisés au milieu des centaines d’heures d’enseignements professés et reçus. En réduisant ses formations doctorales à l’état de mastère (misère) amélioré(e), la recherche française en Ecologie va disparaître de la compétition internationale. L’objet de cette thèse était la reconstruction de la phylogénie et de la biogéographie historique de communautés de Chalcidiens (Hyménoptères) associés au genre Ficus: les pollinisateurs (Agaonidae) et certains parasites (Sycophaginae et Epichrysomallinae). Bien que toutes les données nécessaires à l’étude des Epichrysomallinae aient été rassemblées, elles n’ont pu être traitées avant l’échéance. Le manuscrit est organisé comme suit : Afin de permettre une interprétation des résultats aussi pertinente que possible, une synthèse des connaissances sur les partenaires étudiés a été réalisée. Elle est livrée au lecteur dans une large introduction richement illustrée dont chaque chapitre concerne un des membres de la communauté. Les problématiques abordées pendant la thèse sont énoncées à la fin de chacun de ces chapitres. Le matériel d’étude et les méthodes mises en oeuvre afin de répondre aux différentes problématiques sont consignés dans une seconde partie. Quelques encarts y développent des points conceptuels et méthodologiques qui nous ont semblés importants. Les résultats ayant trait à la systématique des groupes étudiés sont relatés dans une troisième partie. Enfin, les résultats concernant la mise en place et la diversification du mutualisme sont développés dans une quatrième partie Les publications, acceptées, soumises ou en fin de rédaction sont ajoutées à la fin du manuscrit