Résumé
Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité à l’échelle mondiale, malgré les avancées en prévention et en traitement. Les dispositifs médicaux implantables, tels que les stents, valves mécaniques et dispositifs d’assistance ventriculaire, sont essentiels dans la prise en charge de ces pathologies. Toutefois, leur interaction avec le sang induit des phénomènes d’activation et d’adhésion plaquettaires susceptibles de générer des thrombus, compromettant la sécurité et l’efficacité clinique de ces dispositifs et nécessitant un traitement anti-thrombotique. L’amélioration de l’hémocompatibilité de ces appareils médicaux constitue donc un enjeu majeur. Les stratégies les plus étudiées reposent sur le choix de matériaux biocompatibles, l’application de revêtements anti-adhésifs ou l’endothélialisation des surfaces. Récemment, la structuration topographique à l’échelle micro et nanométrique a émergé comme une solution prometteuse, inspirée par la morphologie de l’endothélium vasculaire, pour limiter l’adhésion des plaquettes. Cependant, les différents résultats expérimentaux à ce sujet sont parfois incomplets voire contradictoires. L’objectif de cette thèse est donc de développer un modèle numérique de l’adhésion plaquettaire permettant de s’affranchir de certaines difficultés expérimentales, dans l’objectif d’étudier en détail les interactions entre les plaquettes sanguines et des surfaces structurées, autant du point de vue des mécanismes d’adhésion que d’un point de vue purement hydrodynamique.