Résumé
L’extraction d’éléments d’intérêt est un enjeu majeur dans les procédés d’extraction, de recyclage et/ou de décontamination. Un grand nombre de solides organiques et inorganiques, chélatants ou échangeurs d’ions, ont été développés pour un tri ionique sélectif par procédé solide/liquide.Parmi ces matériaux les résines phénoliques ont montré un intérêt cependant ces résines phénoliques sont souvent réalisés à partir d’agents chimiques dangereux, en particulier le formaldéhyde et le phénol.L’objectif de cette thèse est d’une part la synthèse de résines phénoliques à partir de composés biosourcés et/ou non toxiques et d’autre part d’évaluer leurs propriétés vis-à-vis de l’extraction d’éléments d’intérêts, les terres rares étant plus particulièrement ciblées.Des résines phénoliques ont été réalisées par une réaction de polymérisation en utilisant le résorcinol ou le phloroglucinol et le téréphtalaldéhyde en deux étapes : premièrement, une étape de prépolymérisation a été réalisée à basse température, suivit d’une étape de réticulation à 180°C. Le rapport molaire des matières premières et les conditions de préparations ont été optimisés, ce qui conduit à des polymères hautement réticulés. Les résines ont été caractérisées par analyse RMN 1H, 13C, IR, TGA et DSC. Les matériaux tels que synthétisés sont hautement réticulés et insolubles dans l'eau, ce qui permet de les utiliser dans un processus d'extraction solide-liquide. Des résultats prometteurs ont pu être mis en évidence concernant la récupération des terres rares avec cependant des limitations concernant la sélectivité de ces matériaux.L’introduction covalente de ligands spécifiques dans le squelette de la résine permet d’augmenter la sélectivité vis-à-vis d’une cible métallique par la nature des agents de complexation, leurs sites de chélation et leur rigidité. Différentes voies de synthèse ont été étudié afin d’obtenir des précurseurs phénoliques fonctionnalisés. Ainsi, la synthèse des précurseurs phénoliques intégrant des monophosphonates ou des dérivés de l’acide diglycolamique a permis la mise en œuvre de résines pour la récupération des terres rares avec une augmentation significative de la sélectivité.