Résumé
Centrée sur les plaines centrales de la Celtique méditerranéenne au second âge du Fer, cette recherche doctorale s’est intéressée à l’évolution de l’architecture des tombes et aux stratégies d’implantation des structures funéraires, qu’elles soient isolées ou regroupées. Les apports récents de l’archéologie préventive ont profondément enrichi l’étude de ces tombes, mises au jour depuis le XIXe siècle, et ont permis de renouveler l’analyse de leur forme originelle. Ces structures de plaine, fréquemment affectées par d’importants phénomènes taphonomiques et rarement visibles en surface, se distinguent des tumuli des garrigues auxquels elles semblent succéder. Une première analyse détaillée de la construction de la tombe, du creusement à sa fermeture, visait à aborder les gestes techniques et rituels dans toute leur complexité, tout en prenant en compte les variabilités susceptibles de traduire des facteurs émotionnels liés à la mort d’un proche. Dans une seconde approche, élargie à l’échelle du territoire, l’étude des liens de proximité et de visibilité entre les tombes ou ensembles funéraires et les différents éléments structurants du paysage — habitats, réseaux viaires, parcellaires — a permis de proposer des pistes de réflexion sur leur rôle au sein de l’espace vécu des populations gauloises. Enfin, la question de l’accès à ces tombes, encore conservées aujourd’hui, a été posée. Elle met en évidence une restriction importante, sans pour autant exclure la possibilité de rituels invisibles aux yeux des archéologues pour le reste de la population gauloise du second âge du Fer.