Résumé
Le projet de thèse s'appuie sur un programme de recherche initié par l'UPV et financé dans le cadre du PIA3. L'objectif est d'analyser sur le territoire de l'Occitanie Est, la mise en œuvre du dispositif d'orientation et d'articulation entre Lycées et Universités. La recherche consistera de ce point de vue à analyser les mécanismes socio-économiques et infra territoriaux qui président ces dynamiques de flux. Les questions d'inégalités, d'équité et de durabilité seront alors interrogées. La thèse s'inscrit dans ce programme et consistera à renforcer l'approche par les publics les plus défavorisés c'est-à-dire ceux qui sont, à priori, les plus socialement, culturellement ou territoriallement éloignés de l'enseignement supérieur. La problématique de la thèse s'appuiera, dès lors, sur deux phénomènes souvent associés : l'orientation et les inégalités. Les travaux du Cereq, ont largement mis en évidence le fait que l'orientation des parcours scolaires se traduit en amont par la formation des inégalités sociales. Selon S. Landrier et N.Nakhili , les inégalités de parcours sont largement induites par des effets cumulatifs caractérisés par des marqueurs tels : les milieux sociaux, l'origine sociale, le territoire de vie…. Par ailleurs le choix des filières de l'enseignement supérieur est souvent à l'origine des écarts et des disparités de situation et d'insertion selon le type de public. Selon Berthelot, il persiste des « inégalités d'orientation » qui conditionnent les choix et l'optimalité des parcours dans l'enseignement supérieur. Le projet de recherche a principalement pour objectif l'amélioration des politiques de pilotage et d'actions en matière d'orientation. Ainsi, les pratiques des acteurs de la proximité sont spécifiquement mis en évidence afin de mieux se saisir des contours de la démarche inclusive. Le choix de la thèse est de centrer la démarche sur l'observation des publics. De façon générale, le rapport Filatre (2017) a mis l'accent sur la nécessité de s'interroger sur les profils des étudiants qui intègrent leur première année dans le supérieur, pour comprendre la réussite et l'échec. Parallèlement, des chercheurs comme Dupont, De Clerq et Galand, (2015) identifient les caractéristiques des étudiants constituant ces profils. Ils listent ainsi différentes composantes : les caractéristiques socioéconomiques (petits boulots, CSP des parents, boursiers ou pas), les performances passées, (compétences, diplômes, mention), la personnalité, le genre et l'âge, l'environnement social, (les pairs, les professeurs, les parents et l'institution choisie), la motivation, (intrinsèque ou extrinsèque) mais aussi l'engagement (ce que l'étudiant met en oeuvre pour répondre aux attentes des établissements). Un des points importants de la problématique de la thèse consiste à voir en quoi le cursus choisi a une incidence sur le profil motivationnel des étudiants à l'entrée en formation. Les étudiants se différencient selon un profil motivationnel singulier souvent en accord avec les attentes de la structure de formation qu'ils ont choisie.