Résumé
Tournées sur le littoral gaulois dès le début du VIe siècle, les céramiques grises monochromes sont produites et diffusées entre les VIe et IVe siècles avant notre ère. Elles n’avaient jusqu’alors pas fait l’objet d’une synthèse à l’échelle de la Gaule méridionale, même si des études régionales ont posé des bases solides à leur sujet entre les années 1970 et 1990.Ainsi, mon travail cherche à définir précisément le répertoire typologique de cette catégorie de céramique, tout en s’interrogeant sur les origines de chaque type de vases et sur les inspirations des potiers. Les résultats montrent que ces inspirations se rapportent principalement aux productions grecques, ibériques et dans une moindre mesure étrusque. De plus, selon les contextes archéologiques, une part importante des questionnements sur les céramiques grises réside dans le fait de refaire le point sur la fonction des contenants.Pour ce faire, les céramiques grises monochromes de trois sites pour lesquels les données sont inédites et sur lesquels elles sont particulièrement bien représentées ont été étudiées et servent d’exemple. Les résultats de ces études sont mis en perspectives avec les données de 164 autres gisements, conduisant à mieux cerner l’ensemble des faciès et des microfaciès des céramiques grises de Gaule méditerranéenne et à répondre aux problématiques que soulève cette production.Si l’approche se veut surtout typologique, des analyses physico-chimiques fournissent aussi des résultats inédits qui, à l’avenir, pourront servir de références. En attendant, les données typologiques représenteront un outil utile pour les recherches en céramologie. In fine, grâce à la somme de données inédites et publiées ce sont les influences méditerranéennes en Gaule méridionale qui sont discutées à travers le prisme des céramiques grises.