Logo image
Comprendre le rôle des espèces plasmodiales dans l'épidémiologie du paludisme en milieu rural au Mali et les mécanismes d'invasion érythrocytaire de Plasmodium malariae
Thèses et HDR   Open Access

Comprendre le rôle des espèces plasmodiales dans l'épidémiologie du paludisme en milieu rural au Mali et les mécanismes d'invasion érythrocytaire de Plasmodium malariae

Francois Dao
Doctoral, École doctorale Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé (Montpellier ; 1992-....)
14/11/2023

Résumé

Reticulocyte Erythrocyte Invasion Plasmodium malariae Non-Falciparum Malaria Reticulocyte Erythrocyte Invasion Plasmodium malariae Non-Falciparum Paludisme
Le paludisme est causé chez l'homme par cinq espèces de parasites. Parmi ceux-ci, nous avons Plasmodium malariae (P. malariae), largement répandu en Afrique tropicale et d'autres régions endémiques du monde. Au cours de son cycle intra-érythrocytaire, P. malariae peut envahir l’érythrocytes à différents stades de sa maturation et aussi provoquer des symptômes chez l'homme. Le fardeau de ce parasite dans la population, son dynamisme de développement et sa biologie d'invasion des érythrocytes sont particulièrement peu explorés. Dans cette thèse, nous avons cherché à décrire l'épidémiologie des espèces plasmodiales détectées dans une zone rurale du Mali, à caractériser les mécanismes phénotypiques d'invasion des cellules érythrocytaires par P. malariae, à étudier l'invasion de P. malariae avec des enzymes et des anticorps connus pour inhiber l'invasion de P. falciparum et identifier d'éventuels ligands moléculaires de P. malariae essentiels à l'invasion des érythrocytes. Nous avons compilé les données des registres de diagnostic du paludisme pour déterminer les caractéristiques et le fardeau que les espèces de Plasmodium rencontrées constituent sur les populations du Mali. Nous avons réalisé des expériences avec des isolats cliniques de terrain infectés par P. malariae pour étudier la biologie de l’invasion de P. malariae. Dans un premier temps, nous avons montré que la prévalence du paludisme a progressivement diminué au fil des ans et que la densité parasitaire des différentes espèces variait en fonction de l'état clinique (symptomatique/asymptomatique) et de l'âge des individus. Les espèces P. malariae et P. ovale avaient une faible parasitémie et la fréquence de P. malariae était plus élevée chez les porteurs asymptomatiques à la fin de la saison de transmission (décembre). P. falciparum était de loin l'espèce la plus dominante suivie de P. malariae. P. ovale reste la troisième espèce quel que soit le type de dépistage. Nos données montrent que P. falciparum représente bien le fardeau majeur, mais pour une intervention réussie, il est essentiel d'augmenter l'attention envers les autres espèces rencontrées. Dans un second temps, en étudiant la biologie de P. malariae, nous n'avons pas observé de différence notable dans le dynamisme de développement et la morphologie des parasites P. malariae en ex vivo et ceux en infection naturelle et que P. malariae envahit bien les érythrocytes en culture ex vivo avec un taux d'invasion plus élevé à 48 heures par rapport à 24 heures. Aucune réduction d'invasion n'a été induite par les anticorps testés, en revanche, les enzymes utilisées ont significativement bloqué l'invasion des érythrocytes par les mérozoïtes de P. malariae suggérant que P. malariae pourrait utiliser des voies d'invasion alternatives. Nous avons aussi montré que P. malariae envahit préférentiellement les réticulocytes aux normocytes. Ce travail de thèse apporte d’importants résultats pour notre compréhension de l’épidémiologie des espèces plasmodiales au Mali, du dynamisme biologique et particulièrement les mécanismes d’invasion érythrocytaire de P. malariae non encore explorés à ce jour.

Fichiers et liens (1)

url
Find in HALAfficher

Indicateurs

1 Consultations de la notice

Détails

Logo image