Résumé
La marqueterie de Revel, le couteau de laguiole, le vase d’Anduze, la ferronnerie d’Arles-sur-Tech sont des exemples de la diversité des productions industrielles et artisanales locales d’Occitanie. Cette thèseanalyse le rôle des Indications Géographiques pour les productions Industrielles et Artisanales (IGPIA) dans un contexte marqué par la mondialisation, la désindustrialisation et la recherche de nouveaux modèles de développement. Les IGPIA apparaissent comme des instruments de protection, de patrimonialisation et de développement territorial, en articulant qualité, savoir-faire et ancrage.L’étude tente d’éclaircir les dynamiques nationales et régionales, avec un focus sur la région Occitanie, riche de savoir-faire et de contrastes. La notion d’ancrage territorial constitue le fil directeur, permettant decomprendre les relations entre productions, territoires et acteurs. Deux études de cas – le grenat de Perpignan et la pierre de Bourgogne – illustrent ces logiques à travers l’analyse historique, patrimoniale et relationnelle des filières. La recherche combine entretiens qualitatifs, analyse des réseaux sociaux et spatialisation par SIG, afin de révéler les formes d’ancrages et leurs effets. Elle propose enfin une réflexion sur le potentiel des IGPIA comme leviers d’aménagement qualitatif de l’espace, de relocalisation productive et de résilience territoriale.