Résumé
Dans l'Antiquité, la chênaie mixte et la végétation de la plaine alluviale se développant sur les rives de l'étang de Thau ont été exploitées comme source de bois de feu, comme le montrent les restes carbonisés de la villa des Prés-Bas et l'atelier de potiers du Bourbou. En tenant compte de l'écologie locale et des transformations de la végétation au cours de la deuxième partie de l'Holocène, les données anthracologiques illustrent l'opposition à long terme entre les forêts des rivages nord et sud de cette lagune, et leur exploitation dans l'Antiquité.