Résumé
L’objectif de cette recherche consiste à identifier la perception du degré d’influence des acteurs externes dans la mise en place des pratiques d’économie circulaire, ainsi que le niveau géographique perçu comme le plus à même de faciliter la mise en place de ces pratiques. En d’autres termes, dans cette recherche, il s’agit de mieux comprendre qui influence la transition vers l’économie circulaire, à quel niveau (local, régional, national, international), et dans quelle mesure. Comprendre ces perceptions est essentiel pour appréhender les dynamiques actuelles à l’œuvre, mais aussi pour identifier les conditions favorables à l’émergence d’une économie circulaire forte, c’est-à-dire systémique, durable et ancrée dans des logiques de coopération.Dans cette perspective, le concept d’écosystème offre un cadre d’analyse particulièrement pertinent. Loin de concevoir les organisations comme des entités isolées, cette approche met l’accent sur les interactions et les interdépendances entre une diversité d’acteurs, entreprises, pouvoirs publics, institutions de recherche, citoyens, associations. L’économie circulaire ne peut en effet se construire de manière unilatérale : elle nécessite des dispositifs collectifs, des ressources partagées (informations, compétences, infrastructures), mais aussi des alignements institutionnels et culturels. Ces écosystèmes, qu’ils soient territoriaux, sectoriels ou hybrides, jouent ainsi un rôle clé dans la structuration des trajectoires de transition vers une économie circulaire forte. Ainsi, l’étude vise à éclairer non seulement les relations d’influence entre acteurs, mais aussi la manière dont ces influences se manifestent selon les échelles géographiques. Mettre en lumière ces représentations permet de mieux cibler les leviers d’action afin d’accompagner plus efficacement la transformation des modèles économiques actuels vers des formes circulaires territorialisées et résilientes. Pour répondre à la problématique de notre étude, un questionnaire, auto-administré (par le dirigeant ou la personne en charge de la RSE ou politique DD), a été envoyé à un échantillon de 640 entreprises françaises, réparties sur l’ensemble du territoire français.