Résumé
Les vignobles hébergent une grande diversité de micro-organismes qui interagissent entre eux et avec les vignes. Certains micro-organismes sont des agents pathogènes, comme l'oomycète Plasmopara viticola responsable du mildiou, tandis que d'autres améliorent la santé des vignes, tels que les promoteurs de croissance et les antagonistes des pathogènes. Ma thèse visait à identifier des bactéries et champignons présents dans les vignes et capables d’interférer avec le cycle de vie de P. viticola. Nous avons étudié le microbiote foliaire dans différents contextes : tissus avec ou sans symptômes de mildiou, parcelles historiquement sensibles ou résistantes, et variétés de vigne plus ou moins résistantes, y compris des espèces américaines. Ces travaux ont révélé des consortia microbiens naturellement présents dans les vignobles, ouvrant de nouvelles perspectives pour le biocontrôle du mildiou. Lors des JDED, je présenterai mon premier chapitre, qui a comparé le microbiote des feuilles asymptomatiques avec celui des lésions du mildiou. Les lésions du mildiou hébergeaient des levures basidiomycètes (Sporobolomyces patagonicus, S. roseus, Cryptococcus laurentii et Udeniomyces pyricola) et des bactéries (Bacillales, Streptomycetales), pour la plupart connues pour leurs propriétés de biocontrôle. En revanche, les feuilles asymptomatiques étaient davantage associées à des pathogènes aériens comme l’oïdium et le botrytis. Ces résultats suggèrent que les feuilles recrutent localement des microbes aux propriétés de biocontrôle pendant l’infection par le mildiou. Nos travaux suggèrent également que les collections de micro-organismes isolés à partir de tissus symptomatiques constituent une ressource précieuse pour identifier de nouveaux agents de biocontrôle efficaces contre cette maladie.