Résumé
Les variations saisonnières, induites par le changement climatique, affectent profondément le bien-être des agriculteurs en Afrique subsaharienne par la modification de leurs modes de production et de consommation et de la structure de leurs revenus. En Côte d’Ivoire, le cacao reste la première source des recettes d’exportation mais parallèlement, les cacaoculteurs demeurent dans la précarité. L’objectif de cette étude est d’analyser l’incidence des mécanismes d’adaptations des cacaoculteurs du département de Daloa, une des principales zones de production, aux variations saisonnières et à la fluctuation de leur revenu sur leur bien-être. Les données ont été collectées auprès de 241 ménages dans quatre sous-préfectures. D’une part, un indice de résilience (la MIMIC) a été construit par la méthode d’équations structurelles à partir des scores des piliers de la résilience obtenus à travers une Analyse en Composantes Principales (ACP). D’autre part, une régression logistique a été réalisée pour estimer l’incidence de la résilience sur la sécurité alimentaire des ménages mesurée par le score de consommation alimentaire (SCA). L’étude révèle que les stratégies d’adaptations développées par ces ménages influencent significativement leur indice de résilience et qu’une amélioration de l’indice de résilience affecte significativement et positivement le bien-être des cacaoculteurs. Les autorités devraient renforcer les capacités de diversification des activités des cacaoculteurs, leur faciliter l’accès au crédit agricole et susciter des mécanismes d’épargne de revenus.