Résumé
Given that the State is almost certain to withdraw from the agricultural water sector, we would like to study how the changes in public policies affect irrigators' income in relation to the methods used by French water users' associations to finance the renewal of equipment and the level of public support. Based on a sprinkler irrigation association in the South West - a predominantly maize-growing area - we use a stochastic linear optimization model to test different scenarios that combine the financing method with public support. For each scenario, we can then determine the water demand, the rotation and (indirectly) the variation in irrigators' income. In the case of this association - which was not expensive in terms of initial investment and maintenance costs - the rotations and water demand vary for the different scenarios. The association's bill can represent between 42-98% of the irrigators' income. There is considerable inter-annual variation depending on which methods are used to finance the renewal (depreciation or borrowing). However, the irrigation does not stop altogether in any of the scenarios.
Dans un contexte de désengagement très probable de l'État du secteur de l'hydraulique agricole, nous souhaitons étudier les impacts de !'évolution de politique publique sur le revenu des irrigants en fonction des modes de financement du renouvellement des équipements des ASA et du niveau de soutien public. A partir d'une Association syndicale autorisée (ASA) d'irrigation sous pression du sud-ouest majoritairement maïsicole, nous testons différents scénarios couplant mode de financement et soutien public grâce à un modèle d'optimisation linéaire stochastique qui nous permet d'obtenir pour chacun des scénarios la demande en eau, l'assolement et indirectement la variation du revenu des irrigants. Pour l'ASA considérée, peu coûteuse en investissement initial et en maintenance, les assolements et les demandes en eau varient en fonction des scénarios, et la facture ASA peut représenter entre 42 et 98 % du revenu des irrigants, avec de fortes variabilités inter annuelles selon les modes de financement du renouvellement (amortissement ou emprunt). Cependant, aucun scénario ne conduit à l'arrêt total de l'irrigation.