Résumé
L'objectif affiché de la création d'une réserve de biosphère se concentre sur « l'amélioration de la relation de l'Homme et son environnement ». Devant l'urgence écologique la question est de savoir comment parvenir à répondre à cet objectif traduit en termes de « vivre en harmonie avec la nature ». La réponse scientifique à cette question repose sur une approche systémique. On part de la théorie de la viabilité affirmant qu'il n'y a de viabilité que par de la coviabilité. L'urgence écologique appelle à développer des modèles d'existence ou d'habiter la planète répondant aux impératifs climatiques et de biodiversité. La réserve de biosphère présente un cadre propice à un tel modèle de coviabilité socio-écologique. Pour ce modèle que toute l'humanité devrait être appelée à rejoindre, la notion de « réserve » de biosphère date et mériterait de muter en « territoire » de biosphère. Nous partons de plusieurs réserves de biosphère dans le cadre du projet CovPath-Cévennes (France), Komodo (Indonésie), Oasis Sud marocain (Maroc)-pour s'ancrer dans les territoires. Il est dès lors possible de parler « des coviabilités socio-écologiques ».