Résumé
Dans le but final de mieux comprendre les bases physiologiques des mécanismes d’adaptation de différents cépages aux caractéristiques hydriques des terroirs méditerranéens du sud de la France, trois cépages régionaux traditionnels et une nouvelle obtention INRA (Marselan) ont été comparés en situation de déficit hydrique. L’étude physiologique u Marselan est justifiée par des résultats préliminaires qui montrent un comportement (rendement/qualité) de ce cépage stable dans une large gamme de conditions environnementales. Il est également considéré par l’ensemble de a filière vitivinicole du Languedoc-Roussillon comme un cépage à fort potentiel qualitatif. Sur des parcelles de Syrah, Mourvèdre, Grenache N. et Marselan situées sur l’Unité Expérimentale INRA de Pech Rouge (Gruissan, France), différentes situations naturelles de contraintes hydriques ont été caractérisées à l’aide de la détermination du potentiel hydrique foliaire de base (Øb). Des suivis journaliers des échanges gazeux à différents tades de développement de la culture ont permis de déterminer les valeurs maximales de conductance (gs max) et d’assimilation (Amax) et de calculer l’efficience intrinsèque d’utilisation de l’eau (WUEi). - les premiers résultats ontrent qu’en situation hydrique non - limitantes (Øb ¡Ý -0.15MPa) les valeurs de gsmax et Amax de la Syrah sont supérieures et les valeurs de WUEi inférieures à l’ensemble des autres cépages. Lorsque l’intensité de la contrainte hydrique augmente (Øb ¡Ü - –0.35 MPa), ces différences sont moins évidentes mais la WUEi de la Syrah apparaît supérieure à celle des autres cépages. Cette tendance est confirmée par la relation entre WUEi et gs et suggère une meilleure efficience de l’eau chez la Syrah en situation de contrainte hydrique modérée. Ces résultats confirment que la comparaison des capacités d’adaptation au déficit hydrique de différents génotypes focalisée à l’échelle de la feuille n’est pas suffisante pour comprendre les différences de comportements agronomiques constatés. L’un approfondissement des connaissances sur les mécanismes physiologiques qui contrôlent l'adaptation des cépages à la sécheresse en tenant compte des caractéristiques qualitatives et quantitatives de la vendange devienne essentielle envue de la maîtrise d’une ”irrigation qualitative” par les vignerons de la région.