Résumé
Les pratiques du contrôle, tant dans le secteur privé que le secteur public, ont tendance à privilégier toujours plus le caractère formel et quantitatif du contrôle. Pourtant, la théorie et des recherches empiriques sur les organisations publiques interpellent quant à la validité de ces orientations. Ces recherches mettent en évidence le paradoxe du contrôle, à savoir qu'un contrôle trop focalisé sur le principe d'ordre et le formel peut générer un " moins " de contrôle, voire même réduire la capacité de changement. Ces constats invitent à un retour réflexif sur le contrôle, sur les conditions de validité du savoir sur le contrôle, la critique de ses hypothèses et de ses méthodes. Les réflexions théoriques et observations du terrain conduisent à suggérer les fondements d'un pilotage plus " flou ", un pilotage par les interactions, qui en favorisant des boucles de contrôles récursives, contribue à renforcer le contrôle global de l'organisation