Résumé
La langue namui wam, parlée par la communauté misak dans le Cauca, en Colombie, est classée parmi les langues en danger : 65 % des 21 085 Misaks la parlent. Une enquête de terrain menée en avril et mai a permis d’identifier deux principaux facteurs contribuant à l’attrition linguistique dans le resguardo de Guambía : 1) l’interruption de la transmission linguistique au sein des familles, et 2) l’absence d’actions gouvernementales assurant une véritable politique d’aménagement linguistique.En utilisant la méthodologie des TERPLOS (Talleres de Elaboración de Recursos Pedagógicos en Lenguas Originarias), mon objectif est de participer activement à la revitalisation de cette langue. Ce processus repose sur un travail collaboratif impliquant élèves et enseignants, tout en intégrant des contenus culturels essentiels pour renforcer l’identité et la transmission des savoirs misak.