Résumé
Dans les vignobles du sud de la France, le déficit pluviométrique estival et la haute évapo-transpiration amènent chaque année à des situations de déficit hydrique affectant significativement la croissance de la vigne, les rendements et la qualité du raisin et des vins. Pour caractériser l’état hydrique des vignobles quelques techniques sont disponibles, mais la méthode de éférence reste toujours la détermination du potentiel hydrique foliaire à l’aide de la chambre à pression au travers ses trois modalités : le potentiel hydrique foliaire de base (DPD), le potentiel foliaire à midi (DL) et le potentiel « de tige » à midi (DS). Dans le but de comparer ces trois techniques de détermination de l’état hydrique de la vigne dans les conditions en terroir sec de la one méditerranéenne, un essai a été mise en place à l’Unité Expérimentale de Pech Rouge sur les cépages Syrah, Grenache N., Mourvèdre et Marselan soumis à différentes situations naturelles de contraintes hydriques. Sur une série de mesures réalisées pendant l’année 2005, sur ces 4 cépages conduits en Espalier et toujours sous des conditions de journées ensoleillées, les résultats montrent globalement une haute corrélation non linéaire entre les trois potentiels. A des niveaux de contraintes hydriques fortes à sévères (-0,8 MPa ³ DPD) le DPD s’avère plus discriminant tandis qu’à es conditions de contraintes hydriques nulles à légères (DPD ³ -0,2) ce sont les deux autres potentiels (DL et DS) qui sont les plus performants pour caractériser les petites différences d’état ydrique de la vigne. A des niveaux d’états hydriques intermédiaires (-0,2 MPa ³ DPD ³ -0,7) les trois potentiels ont un très bon ajustement. Dans des situations de forte sécheresse, les différents cépages ont montré quelques tendances typiques de leurs comportements stomatiques distinctifs : à DPD égales ou inférieures à -0,8 MPa, la Syrah, de type anisohydrique, montre des valeurs de DL légèrement inférieures à celles des autres cépages. Sur la base de ces résultats, les avantages et les inconvénients de l’utilisation de chaque potentiel sont analysés. Cette connaissance devient essentielle en vue de la maîtrise d’une “irrigation qualitative” par les vignerons de la région.