Résumé
Alors qu'un objectif de réduction d'usage des produits phytosanitaires est posé, le potentiel de leviers paysagers est exploré. Ici nous évaluons sur neuf des principaux bioagresseurs du blé, du colza et du maïs si l'augmentation de la surface cultivée augmente la pression de bioagresseurs et si les espaces semi-naturels (bois, haies, prairies) tendent à protéger les cultures. Pour cela nous avons compilé de manière structurée la littérature scientifique, rassemblé les connaissances d'experts nationaux et analysé des données nationales d'abondance de bioagresseurs (Vigicultures®) en lien avec les données du registre parcellaire graphique et de la BD TOPO® de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN). A ce stade nos résultats suggèrent que, suivant les bioagresseurs, les éléments semi-naturels (bois, haies, prairies) peuvent avoir un effet protecteur, défavorable ou neutre. Par contre, l'augmentation de la présence d'une culture semble augmenter la pression de ses bioagresseurs.