Résumé
Dans un contexte de double crise démocratique et environnementale, les dispositifs de recherche-action participative - collaborative se sont multipliés ces dernières années avec une attention accrue des institutions. Dans le Numéro 1 de la revue Participation, LBlondiaux et JM Fourniau (2011) ont établi un constat critique et réflexif de l'inflation des dispositifs de recherche au sujet de la « participation » publique en mettant en évidence un déficit analytique, la « participation » étant prise dans un étau normatif entre idéalisation et stigmatisation. De nombreuses recherches participatives se sont emparées des crises démocratiques et environnementales en proposant un schéma à la fois normatif et émancipateur pour améliorer la participation citoyenne et l'efficacité de l'action environnementale. Cependant, nous constatons un double déficit de participation et d’efficacité de l’action environnementale en considérant dans une matrice commune la tension inhérente à la fois au déficit d’intégration des citoyens dans la fabrique dite « participative » des politiques publiques. Sont présentés les premiers résultats d'un projet de science participative, BREATHE financé par l'ANR. Il vise à articuler deux volets : (1) une mesure participative de la concentration en particules et (2) un volet d'accompagnement des politiques publiques basé sur l'ingénierie de la participation Artivistes-ateliers. (Dosias-Perla et al., 2020).