Résumé
Si les enquêtes de terrain ont mis en évidence durant ces dernières décennies l’importance de la viticulture en Gaule Narbonnaise, la place de la céréaliculture dans l’économie rurale antique reste difficile à apprécier, notamment en raison de la discrétion des vestiges archéologiques relatifs à cette activité. Les récents progrès des études carpologiques apportent désormais un précieux éclairage sur la nature et la géographie des céréales cultivées, bien que les zones d’ombre demeurent importantes, notamment dans les régions encore peu touchées par les recherches. Après un bref état de la question sur l’apport de ces enquêtes archéologiques et archéobotaniques, nous présenterons dans cette communication les nouvelles perspectives de différents types de modélisation (spatiale, agro-écosystémique et multi-agents) développés dans le projet ANR MICA. L’objectif de ces modélisations est de tenter de pallier les manques, les lacunes et l’hétérogénéité des données pour restituer, notamment à partir de données paléoclimatiques, les rendements et la géographie des zones céréalières de Narbonnaise du début à la fin de l’Antiquité.